La capitale des Flandres a vécu, vendredi, comme si elle avait été annexée au royaume de Belgique. Le centre-ville tout au moins. Le déferlement attendu de supporters venus du pays voisin a bien eu lieu ainsi que le pillage des ressources locales de bière. Pour le reste, aucun problème majeur à signaler.

Ils étaient beaucoup

Difficile de chiffrer le nombre de supporters Belges et Gallois qui étaient présents à Lille, vendredi. Le seul mot qui convient, c’est « beaucoup ». Arrivée petit à petit dès le matin, la foule a grossi de manière exponentielle au point que les autorités ont été obligées de fermer la circulation dans le centre-ville en début d’après midi. Avec l’interdiction de la vente à emporter d’alcool, la marée rouge s’est regroupée dans les bars, essentiellement du côté de la gare, de la Grand' Place et de la place du Théâtre.

Des pompes en rade

En plus de se chauffer la voix, les supporters ont largement fait chauffer aussi les pompes à bière à tel point que certains établissements se sont retrouvés en rade. Vers 17h30, dans un bar de la rue de Paris, le patron prévenait les nouveaux arrivants au cri de « no more beer ». Lesquels nouveaux arrivants se repliaient sur ce qui restait. « Les pompes ont lâché a force de tirer trop de bière, explique le commerçant. Même à la braderie, ça n’arrive pas ». Même constat dans un autre troquet pendant la diffusion du match, « On sert des bières non-stop depuis ce matin, les pompes souffrent, elles ne donnent plus que de la mousse », constate le patron.

Pas d'incident notable

Ces incidents techniques sont peut-être ce qu’il s’est passé de pire, vendredi. Selon la préfecture du Nord, que ce soit lors de la « fan walk », au stade ou dans la fan zone, « aucun incident majeur n’est à déplorer ». Les policiers ont eu un petit coup de chaud en fin d’après midi lorsqu’ils ont dû intercepter une bande d’une trentaine d’ultras belges qui voulaient en découdre avec des rivaux, français. Le groupe a été dispersé et certains de ses membres contrôlés.

Côté secours, 91 personnes ont été prises en charge, dont 39 à la fan zone, 35 au stade et le reste dans les différents postes de secours en ville. Une vingtaine de personnes ont été hospitalisées pour des faits « sans gravité ».