Lille: Les intermittents occupent le théâtre du Nord

CULTURE Afin de faire pression sur les négociations sur leur régime d’assurance chômage, des intermittents du spectacle occupent le théâtre du Nord depuis lundi après midi…

Mikael Libert

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Les Interluttants occupent le théâtre du Nord, à Lille.

Les Interluttants occupent le théâtre du Nord, à Lille. — M.Libert / 20 Minutes

« Situation d’urgence ». A l’issue d’une assemblée générale de la coordination « Interluttants 59-62 », qui avait lieu ce lundi, à midi, l’ensemble des intermittents du spectacle a voté l’occupation du théâtre pour faire entendre les revendications du mouvement.

Une occupation « symbolique »

C’est une semaine de négociations cruciales qui s’est ouverte, lundi, pour l’avenir du régime d’assurance chômage des intermittents du spectacle. La « dead line » est fixée à jeudi, date à laquelle un accord devra être présenté à l’UNEDIC. Entre-temps, la lutte des principaux intéressés, les intermittents, s’est organisée, se traduisant par les occupations de plusieurs scènes nationales en France. « L’occupation du théâtre du Nord est symbolique car son directeur, Christophe Rauck, est aussi le délégué régional du Syndeac », explique un porte-parole de la coordination des « Interluttants ». Le Syndeac étant le Syndicat national des entreprises artistiques et culturelles.

« Le Syndeac est partie prenante des négociations pour savoir s’il y aura de nouvelles économies de faites sur le dos des intermittents, poursuit le porte-parole. Nous ne bougerons pas d’ici tant que le directeur du théâtre ne se sera pas engagé par écrit à transmettre nos revendications ».

« Financièrement, on ne peut pas se permettre de faire la grève, mais on va la faire quand même », affirme une intermittente croisée dans le hall du théâtre. C’est aussi pour cela que, conscients des moyens d’action limités dont ils disposent, les « Interluttants » parlent de convergence des combats : « Le mouvement Nuit debout, les syndicats, les cheminots, les agriculteurs, nous avons chacun notre combat mais ils sont tous reliés par une même opposition à la stratégie du Medef », poursuit le porte-parole.

Sur la façade du théâtre, une large banderole a été déployée. A l’intérieur, la logistique se met en place pour une occupation qui « pourrait durer ». Tous se préparent déjà à la journée de grève générale prévue, jeudi.