Enfin du positif après un mois de recherches. Les services de la Drire ont annoncé, hier, avoir décelé « une présence de légionelles en quantité significative », sur deux installations (tour aéroréfrigérante ou station d'épuration) contrôlées dans le bassin minier. Elles pourraient être à l'origine de la contamination à la légionellose qui est apparue début août dans le Pas-de-Calais, même si des analyses complémentaires sont toujours en cours.
En tout, neuf personnes ont été touchées, dans un rayon de moins de dix kilomètres autour de Carvin, par cette infection pulmonaire. Des mesures ont immédiatement été prises pour stopper les deux installations suspectées. « On approche peut-être du but, a témoigné Christophe Michel, chef du service régional de l'environnement industriel à la Drire. Il nous faut maintenant une semaine pour infirmer ou confirmer cette hypothèse. »
En attendant, prudence. « On ne peut que rester vigilant, nous confiait hier Francine Vanhee, médecin inspecteur de santé publique à la Ddass du Pas-de-Calais. La période d'incubation est de dix jours. Si début octobre, il n'y a pas de nouveaux cas, on sera alors sur la bonne voie. » Car plus le temps passe et plus les probabilités que les malades atteints de pneumopathies ne se soient pas signalés à leurs médecins sont minces. « Ça me paraît difficile que des personnes restent dans cet état sans consulter », concluait le docteur Vanhee.