Stéphane Furina, auteur du livre «Pires que les élèves».
Stéphane Furina, auteur du livre «Pires que les élèves». - Pôle Nord éditions

La cloche a sonné. Stéphane Furina, l’auteur du livre polémique sur les enseignants, « Pires que les élèves », fait de nouveau parler de lui bien involontairement. En effet, l’académie de Lille, dont dépend ce prof d’anglais basé près de Dunkerque, a décidé d’ouvrir une enquête disciplinaire à son encontre assortie d’une suspension. Le Figaro s’est procuré une liste des faits reprochés à l’enseignant longue comme un jour sans pain.

« Mes vacances sont prolongées »

« Mes vacances sont prolongées. Je suis suspendu et je passe en commission de discipline », à tout simplement écrit, ce vendredi, Stéphane Furina sur sa page Facebook. Cette mesure prise par sa hiérarchie, ce prof d’anglais d’un collège de Wormouth, près de Dunkerque, l’impute sans tergiverser à la polémique qui a suivi la publication de son livre « Pires que les élèves », véritable pamphlet contre les « mauvais profs ».

En mars 2015, peu après la sortie du livre, l’auteur savait qu’il ne se ferait pas que des amis en balançant ainsi sur l’Education nationale. Il avait déclaré à 20 Minutes : « Certains collègues l’ont très mal pris, ils avaient peut-être l’impression que ça parlait d’eux. Quand on n’a rien à se reprocher, on ne se sent pas visé ». Deux d’entre eux avaient, d’ailleurs, tenté de porter l’affaire devant les tribunaux avant de se voir déboutés de leur requête.

Une liste de neuf griefs

Là, le coup est porté en interne. Pour justifier l’enquête disciplinaire et la suspension du prof, l’académie a envoyé à l’intéressé une liste de neuf griefs. Entre autres, il est reproché à Stéphane Furina d’avoir « manqué aux devoirs d’obéissance et de déférence » envers sa hiérarchie, « manqué de retenue » dans ses propos, violé « l’obligation de réserve », « critiqué de manière virulente » sa hiérarchie…

Le soutien n’a pas tardé à s’organiser, notamment à travers une pétition déposée sur un site internet qui regroupe près de 900 signatures. A l’issue de l’enquête, qui devrait durer un mois, Stéphane Furina saura à quelle sauce il sera mangé.

Mots-clés :