Sofiane Boufal lors de Lille-PSG, le 8 août 2015.
Sofiane Boufal lors de Lille-PSG, le 8 août 2015. - NIVIERE/SIPA

Clairement, ça semble impossible. Samedi, le LOSC s’en va défier le PSG, leader invaincu de Ligue 1, dans un Parc des Princes où le club nordiste n’a plus gagné depuis vingt ans. Plutôt que de parler tactique pendant des heures, allons plutôt explorer des chemins détournés pour créer les conditions d’un exploit qui fera date. Voici trois méthodes qui ont déjà fonctionné dans le passé et qui pourraient aider le LOSC samedi à Paris.

: Mettre du laxatif dans le jus d’orange des Parisiens : Les dirigeants du LOSC soudoient Nestor, employé de l’hôtel où les Parisiens prennent leur collation. Discrètement, il verse du laxatif dans les bouteilles de jus d’orange destinées au PSG. Quelques heures plus tard, les joueurs, tordus de douleurs gastriques, ne peuvent plus avancer sur la pelouse. Lille s’impose 1 à 0.

Le précédent : 1990. Dans sa quête qui va le mener jusqu’à la finale de la coupe des champions, l’Olympique de Marseille affronte les Polonais du Lech Poznan en huitième de finale retour. Battu à l’aller (3-2), l’OM se balade au Vélodrome (6-1) face à des Polonais fantomatiques et malades qui se plaindront, à l’issue du match, d’avoir bu du jus d’orange avarié à leur hôtel.

2) Passer un extrait de Gladiator dans le vestiaire. « Oublie que t’as aucune chance, vas-y fonce, sur un malentendu ça va peut-être marcher » En s’appuyant sur cette maxime tirée des Bronzés, Frédéric Antonetti motive ses troupes en leur passant un extrait de Gladiator avant le match. Effet garanti : Balmont et ses coéquipiers sont transfigurés sur la pelouse et explosent (3-1) des Parisiens terrifiés. Seul souci, le LOSC finit à sept contre onze.

Le précédent : 2009. Juste avant la finale de Ligue des champions face à Manchester United, Pep Guardiola, l’entraîneur du Barça, passe à ses joueurs un extrait du film Gladiator pour les motiver. Effet garanti : Barcelone s’impose (2-0) et décroche sa troisième couronne européenne.

3) Inviter Yannick Noah pendant la préparation. Quitte à mettre tous les atouts de son côté, Frédéric Antonetti n’hésite pas à faire appel à une aide extérieure pour préparer le match face à Paris. Spécialisé en mission commando depuis plusieurs années, Yannick Noah débarque à Luchin. Chansons, danses, l’ex-vainqueur de Roland-Garros remet rapidement de l’ambiance dans un vestiaire morose jusqu’ici.

Euphorique, Noah demande même à délocaliser le match face au PSG en Guadeloupe. Antonetti refuse mais accepte quand même l’entrée des joueurs en Saga Africa sur la pelouse du Parc. Morts de rire, les Parisiens se font surprendre après trente secondes de jeu sur un tir de Tallo dévié six fois. Le PSG ne s’en remettra jamais.

Le précédent : 1996. Juste avant la finale de la coupe des coupes face au Rapid de Vienne, le PSG ne va pas bien. Alors qu’il comptait dix points d’avance à la trêve, le club parisien s’est fait rejoindre puis dépasser par Auxerre en Ligue 1. Histoire de sauver la saison et de décrocher le premier trophée européen de son histoire, le PSG cherche une solution. Pour ressouder le vestiaire, Michel Denisot, président du club, sollicite Yannick Noah. Le chanteur participe à la préparation et détend les joueurs grâce à ses chansons et sa bonne humeur. Conséquence : Paris gagne (1-0) et soulève son seul trophée européen jusqu’à présent.

 

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