Couplé à un smartphone, le capteur traque la pollution intérieure.
Couplé à un smartphone, le capteur traque la pollution intérieure. - Younes ELM

Ils ont le nez fin. Lamia et Charles ont créé la société Cozy air innovation. Depuis un an et demi, ils travaillent tous deux à la mise au point un objet connecté capable de détecter la moindre pollution de l’air à l’intérieur des bâtiments.

L’un, Charles, est titulaire d’un Master 2 en chimie, énergie et environnement. L’autre, Lamia, à l’origine du projet, possède un Master 2 atmospheric environment. Complémentaires, ils ont créé leur entreprise, Cozy air innovation, au sein de l’incubateur de la Haute Borne, à Villeneuve d’Ascq. Le postulat de ces deux étudiants était de mettre au point un système intelligent d’analyse de la qualité de l’air intérieur.

Un petit nuage qui voit tout

« Nous voulions une offre globale qui permette non seulement de détecter tous les polluants présents à l’intérieur des bâtiments mais qui propose aussi des solutions », explique Lamia Mialet, associée majoritaire.

Cette offre globale se présente sous la forme d’un objet connecté qui ressemble à un petit nuage. « C’est un capteur qui mesure en temps réel, entre autres, les particules fines, le monoxyde de carbone ou encore les composés organiques volatiles », détaille la jeune femme.

Bilan personnalisé

L’objet est en lien avec une application sur tablette ou smartphone. « Dès que le capteur détecte une anomalie, une notification précise est envoyée à l’utilisateur avec des conseils de base pour y remédier », poursuit Lamia. Mais la véritable valeur ajoutée est ailleurs : « Nous récupérons les données des capteurs des clients, cela nous permet de leur envoyer un bilan approfondi sur l’état de la pollution dans leurs locaux et des solutions personnalisées pour traiter le problème. »

Plusieurs prototypes ont déjà été testés avec succès, notamment par la mairie de Lille et dans une école. Car, dans un permier temps, Cozy air innovation va essentiellement cibler les professionnels. « Mais nous allons bientôt travailler à une offre adaptée aux particuliers », anticipe Lamia.

Si tout se passe comme prévu, la commercialisation devrait commencer d’ici à la fin de l’année 2016.

Mots-clés :