Le général Piquemal lors de la manifestation de Pegida à Calais.
Le général Piquemal lors de la manifestation de Pegida à Calais. - P.Huguen/AFP

« Nous, on n’est pas racistes ». C’est le préambule des arguments avancés par le général Christian Piquemal pour justifier sa présence, samedi à Calais, à une manifestation organisée par le mouvement islamophobe Pegida. Dans une interview accordée à RTL, lundi soir, le militaire n’est cependant pas toujours très convaincant.

L’ancien patron de la Légion étrangère devait comparaître, lundi, devant le tribunal de Boulogne-sur-Mer pour, selon le parquet, avoir eu le « rôle principal » dans une manifestation interdite. Pour raison de santé, le militaire étoilé n’a pas eu à s’expliquer devant les juges. Ça ne l’a pas empêché de le faire devant les médias.

Découverte tardive

Au micro de Marc-Olivier Fogiel, Christian Piquemal affirme avoir découvert une fois sur place qu’il s’agissait d’une manifestation organisée par Pegida. « Je regrette parce qu’on m’a dit que c’était Pegida, un mouvement avec lequel je ne partage aucun lien », a-t-il plaidé. Une découverte tardive qu’il contredit lui-même en reconnaissant savoir que le président de Pegida avait déposé une demande de manifestation dès le premier février.

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Non, le général n’était pas venu pour manifester. Son cercle de citoyens patriotes et lui étaient simplement sur place pour « voir s’il n’y avait pas de solutions pérennes à mettre en place » pour gérer le problème des migrants. D’ailleurs, si le général a pris la parole plusieurs fois pendant la manifestation, ce n’était pas du tout pour haranguer la foule. « La France survivra, on va serrer les rangs, a-t-il déclaré face aux journalistes et aux manifestants. Ça n’est pas fini, ça n’est qu’un commencement. »

« Chers camarades »

C’est aussi au milieu des extrémistes que le militaire a entonné la Marseillaise alors que plusieurs sommations avaient été lancées par les forces de l’ordre. Lorsque le général à repris la parole, ce n’était nullement pour demander à ses « chers camarades » de se disperser : « Je suis scandalisé, fulmine-t-il à l’intention des policiers. On respecte l’hymne national, j’aurais aimé vous voir au garde-à-vous avec nous. »

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