Martine Aubry, le 23 septembre 2015 à Lille
Martine Aubry, le 23 septembre 2015 à Lille - O. Aballain

D’après Le Parisien du 9 février, Martine Aubry aurait « fait savoir » qu’elle pourrait accepter le ministère des Affaires Étrangères en cas de remaniement gouvernemental.

Contacté par 20 Minutes, le cabinet de Martine Aubry n’a pas encore réagi, mais c’est la maire de Lille elle-même qui a démenti l’information.

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Mais Aubry, au-delà de cette volonté affichée ou pas, est-elle compatible avec le pouvoir actuel ? On liste ce qui plaide ou pas en sa faveur.

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S’il y a bien quelqu’un que Martine Aubry épargne dans ses critiques, c’est le président de la République. A chacune de ses sorties (parfois incendiaires, comme le « ras-le-bol » adressé à Emmanuel Macron) sur le Gouvernement, la maire de Lille précise qu’elle « souhaite par dessus tout la réussite de François Hollande ».

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C’est aussi un moyen d’entraver l’influence de Manuel Valls, dont Martine Aubry n’apprécie pas les orientations. Pour le président, réussir à attirer Martine Aubry au gouvernement aurait l’avantage d’éparpiller les frondeurs du PS, tout en palliant le départ du poids lourd de gauche qu’était Christiane Taubira.

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Martine Aubry est particulièrement virulente sur l’orientation économique choisie par Manuel Valls, accusé de ne pas privilégier les entreprises qui investissent. Une nomination au Quai d’Orsay aurait l’avantage de tenir la maire de Lille à l’écart, souvent physiquement, tout en l’incitant à taire ses critiques.

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De plus, la fille de Jacques Delors a déjà accepté une mission sur la Chine, à la demande de Laurent Fabius (l’actuel locataire du ministère des Affaires Étrangères).

>> Contre : Martine Aubry ne candidate pas

Ce n’est pas juste pas le genre de la maison. En 2011, il aura fallu de longs mois d’insistance de ses proches pour pousser Martine Aubry à se lancer dans la bataille pour les primaires du PS à la présidentielle 2012.

>>Contre : Ségolène Royal est également candidate

L’installation de Martine Aubry au Quai d’Orsay apporterait une solution à gauche à François Hollande, mais créerait un problème car Ségolène Royal serait, elle aussi, candidate au ministère des Affaires Étrangères. La relation apaisée du président et de la candidate PS aux présidentielles 2007, devenue ministère de l’Environnement, était pourtant l’une des rares satisfactions du gouvernement actuel.

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