Manifestation anti-migrants à Calais, le 6 février 2016.
Manifestation anti-migrants à Calais, le 6 février 2016. - SIPA

Ce lundi, devant le tribunal correctionnel de Boulogne-sur-Mer, quatre personnes étaient jugées en comparution immédiate après avoir été interpellées, samedi à Calais, lors d’une manifestation pourtant interdite du mouvement islamophobe Pegida.

Le général se fait porter pale

Rien ne s’est déroulé comme prévu au cours de cette audience. Tout d’abord, le principal prévenu, le général Piquemal, n’a pas pu comparaître en raison de son état de santé. Il s’est fait porter pâle, « éprouvé par la rigueur et la brutalité avec laquelle il a été interpellé » a expliqué l’un de ses conseils. Il sera jugé le 12 mai.

L’audience en elle-même a été mouvementée. De nombreuses personnes étaient présentes dans la salle pour soutenir les prévenus. L’AFP fait même état de l’évacuation de deux personnes au cours des débats.

Tous porteurs d'armes

Outre le fait d’avoir bravé l’arrêté préfectoral interdisant la manifestation, les quatre mis en cause comparaissaient parce qu’ils étaient porteurs d’armes. L’un avait apporté un cutter, un autre un poing américain, le troisième deux bombes lacrymogènes et le dernier un pistolet électrique de type taser.

Le procureur de Boulogne-sur-Mer, Jean-Pierre Valensi n’avait pas été tendre dans ses réquisitions, réclamant des peines de prison ferme avec mandat de dépôt pour deux des quatre prévenus et de la prison avec sursis pour un troisième. Le quatrième mis en cause, suite à une erreur de procédure, sera finalement jugé en juin.

Aucun mandat de dépôt

Dans son délibéré, le tribunal n'a délivré aucun mandat de dépôt. L’homme aux bombes lacrymogènes, déjà condamné pour meurtre, a écopé de trois mois de prison ferme selon la Voix du Nord.

L’homme au taser a été condamné à deux mois de prison ferme et le dernier, celui au poing américain, repart avec un casier judiciaire nanti deux mois de sursis.

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