Le général Christian Piquemal (d) s'adresse aux partisans du mouvement Pegida, lors d'un rassemblement anti-migrants, le 6 février 2016 à Calais
Le général Christian Piquemal (d) s'adresse aux partisans du mouvement Pegida, lors d'un rassemblement anti-migrants, le 6 février 2016 à Calais - PHILIPPE HUGUEN AFP

Il est l’un des organisateurs du rassemblement hostile aux migrants organisé à Calais samedi. Le général Christian Piquemal, désigné comme ayant eu « le rôle principal » dans cette manifestation interdite, devait passer en comparution immédiate, ce lundi, au tribunal de Boulogne-sur-Mer avec quatre autres manifestants. Pour des raisons liées à sa santé, comme l’indique France info, son procès a été reporté au 12 mai. Il a été hospitalisé pour des raisons encore inconnues.

Des politiques montent au créneau

Avant que la décision du parquet ne tombe, ce lundi matin, plusieurs personnalités politiques avaient dénoncé l’interpellation de l’ancien patron de la Légion étrangère, désormais à la retraite. « Un grand serviteur de la France traité plus durement qu’un délinquant : une cruelle preuve de l’inversion totale des valeurs », a écrit la présidente du FN, Marine Le Pen, sur son compte Twitter.

« Oui, je le soutiens, tout à fait », a déclaré sur RTL Florian Philippot, pointant un « deux poids, deux mesures assez choquant » : « Soit on autorise toutes les manifestations à Calais, soit on les interdit toutes ».

« Soumis au devoir de réserve »

Sur France 2, le président de Debout la France, Nicolas Dupont-Aignan, a lui aussi mis en garde le gouvernement contre le « deux poids, deux mesures ». « Je ne suis pas en faveur de ce mouvement (Pegida, à l’origine de la manifestation), pour autant, c’est curieux, il y a des gens qui organisent l’immigration clandestine, il y a la "Jungle" à Calais, les Calaisiens vivent un enfer, mais là, l’Etat est absent. Et ceux qui protestent contre cet enfer sont arrêtés », a-t-il dénoncé.

Interrogée par 20 Minutes, une source de l’Armée précise que le général Christian Piquemal, malgré le fait qu’il ne soit plus d’active, « reste soumis au devoir de réserve et aux règles statutaires de la liberté d’expression, comme tout militaire ».

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