Sofiane Boufal a été expulsé contre Rennes après avoir reçu deux cartons jaunes en cinq minutes. AFP PHOTO / FRANCOIS LO PRESTI
Sofiane Boufal a été expulsé contre Rennes après avoir reçu deux cartons jaunes en cinq minutes. AFP PHOTO / FRANCOIS LO PRESTI - AFP

Il y a des gestes qui parlent plus que des mots. Quand il est sorti du terrain après son expulsion dimanche contre Rennes (1-1), Sofiane Boufal n’a pas eu droit à un seul regard de Frédéric Antonetti. Concentration ou colère rentrée, l’entraîneur lillois n’a clairement pas apprécié la sortie de son joueur alors que son équipe maîtrisait les débats et menait au score depuis la 42e minute et le premier but d’Eder sous ses nouvelles couleurs.

« Ça se réglera en interne »

Mais en cinq minutes, Sofiane Boufal a tout gâché. En récoltant deux cartons jaunes coup sur coup, l’attaquant a laissé ses partenaires en infériorité numérique à vingt minutes de la fin. Conséquence : Rennes a réussi à égaliser sur penalty en fin de match. Et le LOSC, quinzième au classement, reste à portée de tir de la zone de relégation qui n’est que quatre points derrière.

De quoi s’en mordre les doigts avant un déplacement périlleux à Paris samedi « Un entraîneur peut intervenir sur le comportement. Mais ça, ça se fait dans un vestiaire. Son expulsion nous a énormément pénalisés mais ce sont des choses qu’on réglera en interne », lâche Frédéric Antonetti.

Un joueur trop individualiste

L’entraîneur n’en dira pas plus mais il n’en pense pas moins. Car depuis plusieurs semaines, le cas Boufal est devenu un problème au LOSC. Après un excellent début de saison, l’attaquant traverse une période compliquée. Et en le mettant plusieurs fois sur le banc ces dernières semaines, Antonetti a voulu lui envoyer un message.

Trop individualiste, Boufal énerve parfois ses coéquipiers pour un ou plusieurs dribbles de trop. A Marseille (1-1), il avait manqué la balle de match alors que Lille menait au score. Contre Rennes, c’est son expulsion qui coûte cette fois-ci la victoire au LOSC. Son talent est indéniable mais in ne suffit plus pour faire oublier le reste.

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