La police arrête un manifestant anti-migrants, à Calais, le 6 février 2016
La police arrête un manifestant anti-migrants, à Calais, le 6 février 2016 - PHILIPPE HUGUEN / AFP

Ce qui devait arriver… Vingt personnes, dont un général ancien patron de la légion étrangère, ont été interpellées et dix placées en garde à vue samedi à Calais lors d’un rassemblement hostile aux migrants à l’initiative du mouvement islamophobe Pegida, interdit par les autorités et marqué par quelques échauffourées, a indiqué la préfecture du Pas-de-Calais.

« Vers 12h30, des groupes ont commencé à circuler en centre-ville, essentiellement de l’ultra droite de type néonazie. Sept d’entre eux ont été interpellés dès le début, puis un rassemblement s’est fait devant une brasserie de la gare », a indiqué Etienne Desplanques, directeur de cabinet de la préfète du Pas-de-Calais. Les individus interpellés « étaient porteurs d’armes contondantes, d’armes blanches ou de tasers », a précisé la préfecture dans un communiqué samedi soir.

« Journalistes collabos ! »

La manifestation avait pourtant été interdite par la préfecture du Pas-de-Calais, mercredi, sur demande du ministre de l’intérieur, Bernard Cazeneuve. Malgré tout, quelque 150 personnes étaient réunies, ce samedi, devant la gare de Calais, dans le centre-ville.

Sympathisants ou membres du mouvement d’extrême droite Pegida ont crié des slogans tels que « On est chez nous ! » ou « journalistes collabos ! ». Ils ont ensuite entonné une Marseillaise et ont agité des drapeaux français.

Une dizaine d’interpellations

Il y a eu des appels des autorités pour demander la dispersion du rassemblement, puis des charges des gendarmes ainsi que des tirs de gaz lacrymogènes. Une vingtaine de personnes ont été interpellées.

Pegida, « Patriotes européens contre l’islamisation de l’Occident », est un mouvement d’extrême droite né en Allemagne à l’automne 2014, a appelé le 23 janvier à manifester dans plusieurs pays d’Europe, ce samedi.

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