La une de Nord Littoral qui a déclenché les hostilités.
La une de Nord Littoral qui a déclenché les hostilités. - Capture d'ecran

Soumis à des menaces de mort depuis plusieurs jours sur les réseaux sociaux, le journal nordiste Nord Littoral a décidé de porter plainte, jeudi, auprès du commissariat de Calais. Tout est parti d’un titre. Le vendredi 29 janvier 2016, Nord Littoral annonçait à la une : « Gilbert Collard défendra les deux fachos calaisiens ».

Le quotidien faisait référence à la décision de l’avocat, également député Rassemblement Bleu Marine du Gard, d’assurer gratuitement la défense des deux Calaisiens, David et Gaël Rougemont, s’ils devaient être inquiétés par la justice. Les deux hommes avaient été entendus par la police après avoir brandi une arme à feu devant une manifestation de migrants, le 23 janvier.

Injures et menaces

Le dit Gilbert Collard n’avait pas apprécié ce titre et l’avait fait savoir sur Twitter : « Cette presse est abjecte : la même chose a-t-elle jamais été écrite pour l’avocat d’un terroriste ? », accompagnant ses propos de la une du journal.

 

S’en est suivie une liste d’injures et de menaces sur les réseaux sociaux de la part de plusieurs internautes du type : « Bande de fils de pute de journalistes (…) Vous méritez la guillotine », « Nous allons touss sortir les armes croyez moi vous allez retourner dans votre bled à la con ».

« Le terme facho était justifié »

Nord Littoral se défend du terme « fachos ». « Le terme était justifié. Le fils a plusieurs fois posé avec des symboles du nazisme, le père avait été vu à la dernière manifestation islamophobe de Pegida à Calais, ce que les deux hommes ne nient d’ailleurs pas », explique le journal dans un article.

De son côté, Gilbert Collard annonçait, également jeudi, dans Valeurs Actuelles, que ses clients allaient porter plainte contre Nord Littoral à la suite de cette une dans un délai maximum de trois mois.

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