Martine Filleul, 1ère secrétaire de la fédération PS du Nord.
Martine Filleul, 1ère secrétaire de la fédération PS du Nord. - O.Aballain/20 Minutes

S’il vous plaît. La fédération nordiste du Parti socialiste (PS) a lancé un appel aux dons pour tenter de renflouer ses caisses, plombées par les défaites électorales successives. Selon Martine Filleul, la première secrétaire fédérale, le déficit s’élèverait tout de même à un million d’euros.

Les écologistes avaient ouvert le bal

Inviter militants et sympathisants à mettre la main à la poche est-il en train de devenir une tradition pour les partis politiques nordistes malheureux aux élections ? Après les élections régionales, Europe Ecologie (EELV) avait sollicité toutes les bonnes âmes pour rembourser les 326.000 euros empruntés pour financer la campagne. Une initiative payante puisqu’à ce jour, ils ont récolté 301.000 euros.

Aujourd’hui, c’est au tour du PS d’en appeler « à vot' bon cœur m’sieurs dames ». Car dans les caisses, il manque un million. Martine Filleul explique que « Le déficit de la fédération est lié à la perte successive des élections municipales, départementales et régionales. Il s’agit d’un déficit important, car la majorité des recettes vient de la cotisation des élus ».

Les élus mis à contribution

En effet, les élus doivent reverser 10 % de leurs indemnités à la fédération. « Nous demandons aux élus un petit effort supplémentaire en augmentant à 15 % le montant de leurs cotisations ». A noter qu’un adjoint au maire de Lille devra donc s’acquitter d’une cotisation de 367 euros pour une indemnité de 2451 euros bruts.

Outre l’appel aux dons aux sympathisants et militants et la mise à contribution des élus, la fédération PS du Nord mise aussi sur la vente d’une partie de son patrimoine immobilier pour trouver des sous. Les sections locales sont aussi invitées à réduire leurs frais de fonctionnement. A Lille, par exemple, les salariés sont passés de six à trois et « un système de roulement de bénévoles a été mis en place pour assurer la permanence », explique Martine Filleul.

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