Des étudiants assistent à un cours de sciences à l'université d'Aix à Marseille le 8 septembre 2014
Des étudiants assistent à un cours de sciences à l'université d'Aix à Marseille le 8 septembre 2014 - Boris Horvat AFP

Lamine Cissé fait des étincelles à l’IUT de Béthune. Pas question, pour ses enseignants, de laisser repartir cet étudiant en chimie à Tambagouda, la ville du Sénégal dont il est originaire. Certains professeurs se sont donc organisés pour l’aider à payer le loyer du logement trouvé par une association étudiante de l’Artois.

La belle histoire du jour est racontée par la Voix du Nord. Lamine Cissé est arrivé en septembre, apparemment sans un sou et sans bourse étudiante. Mais il se fait remarquer aux examens : 17 en chimie, 16 en physique, 18 en maths… Un enseignant l’a mis en contact avec le centre des œuvres universitaires (Crous), puis c’est l’association des étudiants internationaux de l’Artois (ADEIA) qui a pris le relais.

Il cherche un job étudiant

« À Béthune c’est cher et saturé, on s’est battu pour lui trouver un toit », raconte Christopher Jousson, l’un des tuteurs étudiants de l’ADEIA. Et ce sont directement des professeurs de l’IUT de Chimie qui ont payé le loyer, et lui apportent des colis de nourriture (le resto du Crous est « trop cher » pour Lamine Cissé).

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L’étudiant doué, qui ne sait pas « ce qu’il serait devenu » si ses profs et ses camarades n’étaient pas là, envisage maintenant de chercher un job pour financer la suite de ses études.

Une présence de tuteurs indispensable

Une soixantaine de personnes adhèrent à l’ADEIA à Béthune. L’asso explique que les étudiants étrangers représentent 40 % des effectifs à l’université d’Artois, et que la présence de tuteurs est devenue indispensable « face à la détresse signalée ».

Pour les contacter, c’est simple : http://adeia-artois.fr/index.php ou adeiartois@gmail.com

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