L'œuvre de Patrick Moya, «La télématique de Narcisse»
L'œuvre de Patrick Moya, «La télématique de Narcisse» - VALERY HACHE / AFP

Braqueurs nostalgiques ? Mercredi, un commerce de Roubaix, dans le Nord, a subi un étrange préjudice à la suite d'un vol à main armée commis en pleine journée.

Vers 14h25, mercredi, deux individus cagoulés et gantés ont fait irruption dans une maison de la presse, située rue de l’Epeule, à Roubaix. L’un d’eux était armé d’un pistolet avec lequel il a menacé le géant de l’établissement ainsi que deux clients.

Ils dérobent un minitel

Les voleurs ont tenté de s’emparer de la caisse, derrière le comptoir, mais ils se sont heurtés à l’opposition des clients. Par dépit, ils se sont tournés vers la réserve du magasin en espérant y trouver quelque chose d’intéressant. Collectionneurs avisés ou simplement ignorants, les voleurs se sont emparés d’un vieux minitel qui traînait là avant de prendre la fuite.

L’appareil, dont le système est inopérant depuis 2012, n’a pas une valeur marchande extraordinaire. Par exemple, sur un site d’enchères, on peut trouver des exemplaires à partir de neuf euros. L’enchère la plus élevée ne dépasse pas les 400 euros. En revanche, selon le code pénal, la peine encourue par les deux malfrats est, elle, bien élevée. Pour un vol commis sous la menace d’une arme, la peine prévue est de vingt ans de réclusion criminelle et 150.000 euros d’amende.

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