Nord: Recalée de l'IDEX, l'université de Lille rate (encore) le coche

ENSEIGNEMENT Le Gouvernement a préféré Grenoble et Nice au projet IDEX des universités Lilloises...

Olivier Aballain

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A Villeneuve d'Ascq, le 14 octobre 2015 - L'entree de l'universite de Lille-3

A Villeneuve d'Ascq, le 14 octobre 2015 - L'entree de l'universite de Lille-3 — Gilles Durand / 20 Minutes

Cette fois ça allait être la bonne. Les universités lilloises, réunies pour présenter leur projet d’excellence et obtenir le label IDEX, allaient enfin décoller pour viser le « Top 150 » mondial. Mais le Gouvernement en a décidé autrement.

Ce sont les universités de Grenoble et de Nice qui ont décroché, le 22 janvier, les deux derniers labels IDEX, et les 750 millions d’euros de financement potentiel, sur dix ans, qui vont avec.

« Terrible déception » pour la région

Une très mauvaise surprise pour les porteurs du projet nordiste, qui avaient réussi à fédérer non seulement les facs de Lille-1, Lille-2 et Lille-3 mais aussi 8 grandes écoles et trois organismes de recherche (CNRS, l’Inserm, l’Inria)… L’université catholique de Lille (privée), elle, était très discrètement présente en tant que « partenaire ».

Les réactions nordistes étaient nombreuses sur twitter le 22 janvier, à l’instar de celle de Nicolas Lebas, vice-président (UDI) en charge de l’Enseignement supérieur à la région.

Après avoir raté la première vague de huit IDEX en 2011-2012, Lille s’était remise au travail en modifiant sa gouvernance, promettant une fusion des établissements « au plus tard en 2019 ». Un effort récompensé lorsque le projet a été présélectionné fin avril, parmi les finalistes de la deuxième vague.

Rejoindre le Top 150 mondial

Le label IDEX prévoyait 15 millions d’euros de financement par an pour attirer ou conserver en son sein des chercheurs de niveau mondial.

Xavier Vandendriessche, président de Lille-2 et coordinateur du dossier lillois, espérait ainsi voir Lille atteindre le top 150 mondial, dans le fameux « classement de Shanghaï ». D’autant plus qu’en cas d’atteinte des objectifs fixés par l’IDEX, un capital complémentaire de 600 millions d’euros devait être versé.

Vers une nouvelle candidature en mars ?

Lille pourrait néanmoins tenter de se relancer dès cette année, puisqu’un nouvel appel à candidatures est projeté pour le 1er mars. D’ici là, les porteurs du projet entendent éplucher les réponses du jury, afin de comprendre ce qui n’a pas marché. Car le jour de l’annonce, c’était l’incompréhension qui dominait.

Quoi qu’il arrive, une réussite demeure : La plupart des porteurs du dossier lillois ont salué la mobilisation générale autour du projet, qui avait permis de faire discuter entre eux des acteurs qui, parfois s’ignoraient. IDEX ou pas, l’effort portera certainement ses fruits.