L'entrée du site GoodYear d'Amiens-Nord en janvier 2014
L'entrée du site GoodYear d'Amiens-Nord en janvier 2014 - Christophe Ena/AP/SIPA

ils ont écopé de prison ferme pour avoir « pété un plomb » devant la fermeture annoncée de leur usine. Les huit anciens salariés de Goodyear Amiens, jugés après avoir séquestré deux cadres de l’entreprise en 2014, ont été condamnés à neuf mois de prison ferme par le tribunal correctionnel d’Amiens.

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Les huit prévenus étaient jugés pour avoir retenu pendant 30 heures, du 6 au 7 janvier 2014, le directeur des ressources humaines et le directeur de production de leur usine.


Deux dirigeants de Goodyear d’Amiens-Nord retenus

En compagnie de dizaines de salariés, ils occupaient le site Goodyear pour obtenir un meilleur plan social dans la perspective de fermeture de l’usine, qui allait entraîner 1.173 suppressions d’emploi.

« Carnage social »

En ouverture du procès Mickaël Wamen, un membre de la CGT, s’était dit « confiant » car la séquestration n’était pas « préméditée », évoquant la colère suscitée à l’époque par le « carnage social » provoqué par Goodyear. Par ailleurs, les cadres ont été libérés sans avoir subi aucune autre violence que la séquestration.

Le procureur de la République avait réclamé deux de prison, dont un an ferme « aménageable », car, estimait-il, « on ne peut pas tolérer dans un Etat de droit, même dans un tel contexte social difficile » que les salariés se rendent justice eux-mêmes.

Les salariés ont été condamnés mardi à 24 mois de prison dont 15 avec sursis. Par ailleurs, deux des huit salariés ont également été condamnés pour violences en réunion, mais n’ont pas écopé de peine supplémentaire.

La direction de Goodyear et les deux cadres séquestrés avaient retiré leur plainte fin janvier 2014.

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