Le centre de semi-liberté de Haubourdin
Le centre de semi-liberté de Haubourdin - Google Street View

Les portes du centre de semi-liberté d’Haubourdin ne sont pas toutes fermées.

C’est pourtant là que pourrait être placé Patrick Henry, si sa libération conditionnelle, après 38 ans de prison, est confirmée en appel.

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Mais La Voix du Nord a révélé, le 7 janvier, que l’établissement de la région lilloise a dû faire face à une « évasion » un peu particulière le 30 décembre : un détenu toxicomane a pu quitter l’établissement en soirée en poussant simplement une porte restée ouverte.

Parti le 30 décembre, revenu le 31

Le centre de semi-liberté d’Haubourdin enferme, la nuit, des détenus autorisés à sortir le jour. Le trentenaire qui s’est « évadé », accro à la drogue et condamné pour violences, n’aurait donc pas dû pouvoir quitter l’établissement le soir du 30 décembre. Seulement voilà : depuis un temps indéterminé, la porte qu’il a franchie ne ferme plus à clef.

Une source explique à La Voix du Nord que cette sortie n’est sécurisée qu’à condition qu’un surveillant se gare devant la porte tous les soirs, pour la bloquer. Ce n’était pas le cas ce soir-là, et le détenu a donc pu sortir toute la nuit. Il est d’ailleurs revenu de lui-même le lendemain, mais a, du coup, été placé dans une vraie prison, à Sequedin. En 2014, un autre détenu avait déjà « fait le mur » pour aller sur la tombe de sa mère.

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Si les arguments du parquet de Melun contre la libération conditionnelle de Patrick Henry ne sont pas retenus en appel, le détenu de 62 ans pourrait passer environ six mois dans ce centre de semi-liberté d’Haubourdin.

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