Lille: Une découverte mondiale inédite autour des risques de récidive de l'AVC

SANTE Une équipe de chercheurs lillois vient de découvrir ce qui provoque la récidive chez les patients victimes d’accident vasculaire cérébral…

Gilles Durand

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Le services des urgences du CHRU (Archives)

Le services des urgences du CHRU (Archives) — M.LIBERT/20 MINUTES

Limiter le risque de récidives en cas d’accident vasculaire cérébral (AVC). L’équipe de deux professeurs lillois de l’Inserm vient d’identifier un biomarqueur permettant de prédire le risque de complications hémorragiques chez un patient après son traitement de l’AVC, annonce, ce mardi, le CHRU de Lille.

Des risques jusqu’alors immuables

L’AVC reste une maladie grave. Pour la soigner, on pratique une thrombolyse. Ce traitement permet de désagréger le caillot qui obstrue l’artère cérébrale lors d’un AVC. On connaît certains facteurs à risques : tabac, alcool ou hypertension. Ces risques peuvent être modifiés. Mais il en existe d’autres qui sont immuables : par exemple, près d’une personne sur trois, après avoir survécu à un premier AVC, en est victime d’un autre dans les cinq années qui suivent.

Des globules blancs en cause

Face à ce constat, l’équipe des professeurs Didier Leys et Régis Bordet, associant neurologues et pharmacologues, a recherché de nouveaux indicateurs avec cette hypothèse : l’interaction entre différents globules blancs pouvait jouer un rôle majeur dans le risque de récidive chez un patient ayant déjà subi un AVC.

Les résultats cliniques qui viennent d’être publiés dans une revue scientifique montrent qu’effectivement, « le nombre important d’un certain type de globules blancs augmenterait le risque de saignement cérébral après une thrombolyse », souligne le CHRU, dans un communiqué. De fait, cette situation « offrirait un moins bon pronostic de survie à trois mois ».

Vers une prise en charge personnalisée ?

Cette découverte inédite dans le monde devrait permettre de lancer de nouvelles recherches permettant de proposer une nouvelle prise en charge personnalisée chez les patients les moins à risque. « La compréhension des mécanismes en jeu ouvre également des pistes pour prévoir le risque hémorragique de la thrombolyse en modulant la cascade inflammatoire (de la thrombolyse) », précise le CHRU.

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