Mohamed Abdelatif et Jacques Guiset
Président et vice-président de la commission paritaire régionale des médecins libéraux du Nord-Pas-de-Calais.
Le bilan 2006 de la maîtrise des dépenses de santé fait apparaître 36 millions d’euros d’économie sur sixobjectifs. Quels résultats vous paraissent les plus positifs ?
Mohamed Abdelatif : la diminution de 13,6 % des prescriptions d'antibiotiques dans la région. On apporte un meilleur soin à un meilleur coût, et en plus limiter l'usage d'antibiotiques permet de préserver leur efficacité.
Jacques Guiset : C'est la première fois qu'un plan parvient à réduire les dépenses de santé. Contrairement à l'analyse très administrative du plan Juppé, celle-ci tient compte des critères médicaux.
Quelles améliorations vous semblent prioritaires pour 2007 ?
M.A. : La limitation des transports sanitaires. Il faut informer les malades qu'ils sont aussi remboursés du trajet à l'hôpital s'ils s'y rendent par leurs propres moyens. Assurés et professionnels sont prêts à faire des efforts pour sauvegar-der un système qu'ils apprécient.
Dans certains domaines, comme les arrêts de travail, la région n’a-t-elle pas plus de mal à tenir les objectifs de réduction des coûts ?
J.G. : Quelquefois on regrette que les objectifs soient nationaux.
M.A. : On aurait préféré qu'on nous laisse fixer certains objectifs. Par exemple sur les médicaments traitant le cholestérol, car le Nord-Pas-de-Calais est très touché par les maladies cardio-vasculaires.
Recueilli par O. A.
Les dépenses liées aux arrêts de travail ont diminué de 0,9 % en 2006, contre 2,1 % au niveau national. En revanche la région a presque tenu l’objectif de 70 % de génériques dans les prescriptions avec 69,7 % en 2006 contre 68,3 % en France