Il n'occupe pas la tête d'affiche. Mais le professeur Bernard Soinne est omniprésent dans l'affaire des Pénitentes, dont l'examen s'est achevé hier soir devant la cour d'appel de Douai. Poursuivi pour deux délits au code de l'urbanisme dont un défaut de permis de construire, le mandataire de justice a comparu aux côtés de neufs prévenus. Plusieurs délits avaient été découverts après l'évacuation en 1999 d'un immeuble de la rue des Pénitentes, à Lille, dont les structures étaient en péril. Si l'immeuble tient toujours, les prévenus ne sont pas sortis d'affaire. Catherine Champrenault, avocate générale, a ainsi eu des mots sévères à l'égard de Bernard Soinne, évoquant l'influence de la « franc-maçonnerie » et du « copinage ».

« Vos propos m'ont déçu ! », lui a rétorqué Jean-Louis Brochen, l'avocat du mandataire, qui risque 15 000 e d'amende. Cinq ans de prison dont deux avec sursis ont également été requis contre un promoteur. Les défenseurs ont plaidé la relaxe. Délibéré le 12 avril.

F. Lépinay

 

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