In extremis. Trois recours ont été déposés depuis septembre contre un projet immobilier rue de Jemmapes, dans le Vieux Lille. Ce dernier prévoit la construction d'un immeuble, avec parking souterrain, au milieu de la cour de l'actuel Centre d'aide par le travail, qui doit déménager en février. Les riverains reprochent à la mairie d'avoir délivré le permis de construire à la légère. Le bruit et la gêne pour le bâtiment en vis-à-vis ne sont pas leurs seuls soucis. Dans cette zone, le sous-sol est très meuble et fragilisé par des nappes d'eau.
Mais plus que le fond, c'est la forme qui a choqué. Ni la mairie, ni le promoteur n'ont fait la publicité d'un permis de construire validé début août. Pour Didier Joseph-François, directeur de l'association Renaissance du Lille ancien, les « permis d'été » limitent le risque de recours, le délai imparti étant de deux mois. Marc Bodiot, le maire (PS) du Vieux-Lille, s'en défend. « Le recours, c'est le jeu démocratique », estime-t-il. Cette fois-ci, le bouche à oreille a permis aux syndics de réagir à temps. La ville prendra sa décision fin novembre.
Anthony Micallef