L'attaquant de 25 ans aimerait bien bousculer la hiérarchie à l'occasion de ces deux matchs qualificatifs  (archive).
L'attaquant de 25 ans aimerait bien bousculer la hiérarchie à l'occasion de ces deux matchs qualificatifs (archive).

François Launay

Deux passes décisives en trois sélections. A première vue, Dimitri Payet n'a pas à rougir de son bilan chez les Bleus. Le problème, c'est que ces performances datent de 2010. Depuis trois ans, Dimitri Payet n'a plus revêtu le maillot bleu. Présent dans le groupe appelé à défier la Georgie vendredi et l'Espagne mardi, l'attaquant du Losc n'a jamais semblé aussi fort. Au point de pouvoir bousculer la hiérarchie? Eléments de réponse avec Rudi Garcia, son entraîneur au Losc.

Son statut. Absent du dernier rassemblement tricolore en février, l'attaquant du Losc n'est pas vraiment dans les petits papiers de Didier Deschamps. Mais sa régularité depuis le début de saison (10 buts, 10 passes décisives) lui a permis de se refaire une place au soleil. Même s'il est sans doute encore trop tôt pour postuler à une place de titulaire. «Tout dépend de la blessure de Franck Ribéry, qui sera peut-être ménagé pour le premier match contre la Georgie. Il y aura peut-être alors une opportunité pour Dimitri sur ce premier match, au moins pour une entrée en jeu», estime Rudi Garcia.

Le bon côté de Dimitri. S'il débute l'un des deux matchs ou entre en jeu, Payet devrait plutôt évoluer sur un côté, son poste de prédilection au Losc. «Je le vois plutôt sur le côté gauche avec les Bleus, qui jouent soit en 4-2-3-1, soit en 4-3-3 avec une sentinelle devant la défense. Je le vois plus à l'aise sur un côté que dans l'axe», estime le coach lillois.

L'axe du mal. S'il se balade à gauche, à droite ou derrière l'attaquant pendant les matchs du Losc, Dimitri Payet n'aurait pas, selon Rudi Garcia, le profil pour prendre la place de Mathieu Valbuena dans le cœur du jeu français. «Notre manière de fonctionner est particulière, car on joue sans numéro 10, ce qui laisse une liberté offensive à nos trois attaquants. Mais fixer Dimitri dans l'axe sans qu'il puisse avoir la liberté d'aller sur les côtés me paraît plus compliqué», tranche le technicien.