Un nid, rue du Sec Arembault.
Un nid, rue du Sec Arembault. - M.Libert/20 Minutes

Gilles Durand

De nouveaux logis pour les hirondelles de fenêtre. Depuis quelques semaines, l'association Nord Nature Chico Mendès installe des nichoirs en béton de bois pour ces oiseaux migrateurs qui seront de retour dans nos contrées avec le printemps. «C'est un animal protégé qui a vu sa population diminuer de 40% en vingt ans, notamment par manque d'endroits pour y faire son nid», explique Rudy Pischiutta, de Nord Nature. D'où l'idée d'habitats factices et solides pour aider dame hirondelle à se reproduire. Un projet financé à hauteur d'environ 50.000€ par le conseil régional pour sensibiliser le grand public à l'environnement.

Des nids moins salissants

Environ 75 nichoirs ont déjà été posés à Fromelles, Attiches, Grande-Synthe ou la Sentinelle, près de Valenciennes. Une vingtaine doivent être fixés au cours de l'année sur des fenêtres lilloises, souvent pour remplacer des nids existants. «La difficulté est de retrouver les propriétaires de maisons ou d'immeubles concernés pour les sensibiliser, précise Rudy Pischiutta. Ces nids artificiels seront moins salissants et très utiles pour maintenir les quelques colonies encore existantes en ville.» Il reste, par exemple, trois ou quatre nids dans la rue du Sec Arembault, mais la difficulté pour les passereaux à trouver de la boue les empêche parfois de reconstituer leur nid en cas de dégradation. D'autres opérations sont programmées un peu partout en région avec l'aide du promoteur immobilier Norpac. L'objectif initial d'installer 400 nichoirs a néanmoins été revu à la baisse. «Nous voulons intervenir en priorité où il existe des risques d'extinction des colonies», assure Rudy Pischiutta. 

■ Refuges

D'autres nichoirs ont été installés à Lille: pour les faucons pèlerins à l'église du Sacré-Cœur, pour les lérots (petits rongeurs) dans les jardins des crèches et pour les hirondelles, chauve-souris et faucons à l'église Notre-Dame de Fives.