Le président russe Vladimir Poutine a prôné dimanche un rapprochement de la Russie avec la région Asie-Pacifique, la plus dynamique au monde, et critiqué l'Europe plongée dans une profonde crise, lors d'un sommet régional en Russie.
Une coopération avec l’Asie
Clôturant un sommet de deux jours des dirigeants du Forum de coopération économique Asie-Pacifique (Apec), qui se déroulait cette année à Vladivostok, dans l'Extrême-Orient russe, M. Poutine a appelé à un rapprochement avec les nations de la façade Pacifique.
«La large coopération avec nos voisins de l'Asie-Pacifique est une des priorités de la politique étrangère de notre pays», a-t-il déclaré, soulignant que cette région était une locomotive de l'économie mondiale.
«Le sommet de Vladivostok a une fois de plus réaffirmé l'engagement des économies de l'Apec en faveur des principes de libre-échange et d'intégration», a-t-il par ailleurs souligné. Des principes plus que nécessaires à une période où l'économie mondiale est chancelante, a-t-il insisté.
«Nous sommes tous intéressés pour que l'économie mondiale surmonte les menaces de récession et retrouve une croissance stable et une reprise durable», a poursuivi M. Poutine.
Une critique de l’Europe
Il a par ailleurs fustigé l'attitude de l'Union européenne, qui a ouvert cette semaine une enquête sur le géant gazier russe Gazprom, soupçonné de pratiques anticoncurrentielles dans plusieurs pays d'Europe centrale et orientale très dépendants des livraisons de gaz russe, laissant entendre qu'il s'agissait d'une manœuvre pour que la Russie vienne en aide à l'Europe, à bout de souffle.
«Nous pensons que c'est une approche non constructive», a-t-il déclaré, appelant à régler ce problème à travers un dialogue «bienveillant». «Cela est provoqué par plusieurs facteurs, mais surtout par la situation économique difficile dans la zone euro», a-t-il estimé, accusant la Commission européenne de vouloir forcer Gazprom à «subventionner» les pays d'Europe de l'Est en difficultés, autrement dit à leur fournir du gaz à bon prix.