Les Frères musulmans ont mis en cause le ministère égyptien de l'Intérieur, ce vendredi, après l'agression d'un député de leur parti qui avait fait l'objet de menaces de mort.
Hassan al Prince, membre du parti Liberté et Justice (PLJ), vainqueur des législatives, a été gravement blessé vendredi après avoir été poursuivi en voiture par des inconnus et percuté par un poids lourd.
L'agression s'est produite dans le gouvernorat de Kafr al Dawar, situé dans le Delta du Nil, dans le nord du pays. Al Prince avait reçu des menaces de mort quelques jours auparavant.
C'est le second homme politique islamiste à avoir été agressé en 24 heures. Jeudi soir, l'ancien dirigeant des Frères musulmans et candidat à la présidentielle Abdel Moneim Aboul Fotouh, avait été agressé à son retour d'un meeting au nord du Caire.
Roué de coups
Trois hommes armés et cagoulés ont arrêté sa voiture alors qu'il revenait de la ville de Menoufia. «Ils l'ont frappé plusieurs fois à la tête, ont pris la voiture et sont partis», a déclaré un responsable de son équipe de campagne. Il est sorti de l'hôpital vendredi matin, a annoncé un porte-parole de sa campagne.
«Nous considérons le ministère de l'Intérieur comme totalement responsable de ces incidents», ont réagi les Frères musulmans dans un communiqué.
«Nous demandons (aux autorités) de tenir le rôle qu'elles sont censées tenir et de comprendre que le peuple ne pardonnera pas leur négligence et leur mépris des droits de leur pays et de ses citoyens», ajoute le texte publié sur le site internet du PLJ.