Antonis Samaras, le chef de file du parti conservateur grec Nouvelle démocratie, devrait remettre mercredi matin son soutien écrit aux nouvelles mesures d'austérité adoptées en Grèce, a-t-on affirmé mardi soir de source gouvernementale.
Un peu plus tôt, une source proche des discussions avait déclaré que le chef de la droite conservatrice n'avait pas encore remis sa lettre soutenant le plan négocié avec la «troïka» des créanciers internationaux de la Grèce.
«Pour l'heure, Samaras n'a pas remis de lettre d'engagement, et c'est un problème», avait dit cette source à Reuters sous condition d'anonymat.
En revanche, George Papandreou, ancien Premier ministre et dirigeant du Parti socialiste (PASOK), a remis l'engagement signé par lequel il apporte son soutien aux mesures adoptées par le parlement grec dans la nuit de dimanche à lundi.
Le soutien des partis politiques au plan du Premier ministre Lucas Papadémos est jugé indispensable pour convaincre les partenaires grecs au sein de la zone euro de débloquer une aide de 130 milliards d'euros sans laquelle la Grèce pourrait être dans l'incapacité de faire face à ses échéances le mois prochain.
La loi votée par 199 députés sur 300, sur fond d'émeutes à Athènes, prévoit 3,3 milliards d'économies par le biais de nouvelles baisses des salaires et des retraites et d'une vague de suppressions d'emplois dans la fonction publique.