Athènes cherche d'autres économies pour convaincre l'UE

Mis à jour le 14.02.12 à 18h49

Le gouvernement grec s'efforce de trouver 325 millions d'euros d'économies supplémentaires pour convaincre définitivement la zone euro de débloquer le plan d'aide nécessaire pour éviter une faillite des comptes publics.

Le Premier ministre, Lucas Papadémos, qui a réuni les membres de son gouvernement mardi, était toujours à la recherche de cette somme àla veille d'une réunion des ministres des Finances de l'Eurogroupe convoquée pour décider du déblocage de ce plan de 130 milliards d'euros.

Il doit en outre convaincre les chefs de file des partis de la coalition gouvernementale de s'engager par écrit, et avant mercredi, en faveur des nouvelles mesures d'austérité adoptées dans la douleur, dimanche soir au Parlement.

La loi votée par 199 députés sur 300, sur fond d'émeutes à Athènes, prévoit 3,3 milliards d'économies par le biais de nouvelles baisses des salaires et des retraites et d'une vague de suppressions d'emplois dans la fonction publique.

Nouvelles coupes dans la défense et la fonction publique

Mais 325 millions font encore défaut et les créanciers d'Athènes exigent des comptes exacts.

Selon deux sources autorisées, le gouvernement envisage de réduire le budget de la défense de 125 millions d'euros. Le texte adopté dimanche réduisait déjà cette enveloppe de 300 millions.

Pour les 200 millions manquants, Athènes envisagerait d'accélérer la réduction de la masse salariale de la fonction publique.

«C'est qui est en débat, mais aucune décision définitive n'a été adoptée», a-t-on déclaré à Reuters, ajoutant que le gouvernement réfléchissait également à une réduction des fonds alloués aux collectivités locales.

Reuters
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