Les journalistes de la radio Echo de Moscou, un des principaux médias russes ayant une liberté de ton, mais contrôlée par le géant gazier Gazprom, ont dénoncé ce mardi l'amorce d'une reprise en main inspirée par le pouvoir, après avoir essuyé de vives critiques de Vladimir Poutine.
Gazprom-media, une filiale du géant gazier qui a pris le contrôle de 66% des parts de la radio indépendante en 2001, mais n'a pas porté atteinte à sa liberté de ton depuis lors, a exigé la dissolution avant terme du Conseil d'administration, ainsi que l'éviction du CA du rédacteur en chef Alexeï Venediktov, de son adjoint ainsi que de deux personnalités indépendantes.
Alexeï Venediktov a déclaré qu'il y voyait «un élément de pression politique», à moins d'un mois de la présidentielle à laquelle Vladimir Poutine est candidat. Celle-ci va se tenir dans un climat de contestation sans précédent depuis l'arrivée au pouvoir de l'ex-agent du KGB en 2000. Il a expliqué que ces remaniements permettraient désormais à Gazprom de limoger le rédacteur en chef.