Tennis: L'open GDF Suez ne réchauffera pas le climat

Mis à jour le 11.02.12 à 19h53

Pour ses ans 20 ans, l’Open GDF Suez devient le premier tournoi de tennis professionnel neutre en carbone.  Durant la semaine de matchs, du 4 au 12 février au Stade Pierre de Coubertin à Paris, l’équipe de «Love the world» a collecté toutes les informations nécessaires pour faire le bilan carbone du tournoi. GDF Suez achètera des crédits carbone correspondant à la totalité des émissions de CO2, qui permettront de financer un projet de transformation du méthane issu d’une décharge de Mendoza (Argentine) en énergie.

Ce sont ainsi environ 500 tonnes de CO2 qui devraient être compensées. «Ce sont  bien sûr les déplacements des joueuses en avion qui émettent le plus de carbone», explique Renaud Grout, président de Love the world. Une fois sur place, les déplacements des joueuses dans Paris et les émissions moyennes de leur hébergement seront pris en compte dans le bilan, selon la méthode de l’Ademe.

Visiteurs, chauffage et sandwichs

Les visiteurs vont aussi entrer dans la calculette: dans le stade, une «patrouille carbone» est chargée de récolter des informations sur leur moyen de transport et la distance qu’ils ont parcourue pour venir au tournoi. Avec un échantillon de 1.000 réponses sur les 25.000 spectateurs au total, les données pourront ensuite être extrapolées. Reste encore à compter l’électricité et le chauffage, à fond en cette saison, consommés par le stade Coubertin, tous les produits utilisés et consommés pendant le tournoi, des balles à la cantine, et la quantité de déchets produits.

D’ici quelques semaines, le bilan carbone du tournoi sera établi et permettra de trouver comment réduire les émissions de CO2 lors de la prochaine édition.

A.C.
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