La Libye réservera les deux cinquièmes des 200 sièges de son futur parlement aux partis politiques, qui étaient interdits sous le régime de Mouammar Kadhafi, selon la version définitive, rendue publique mercredi, du projet de loi électorale.
Le projet initial prévoyait que tous les sièges soient donnés à des indépendants, mais les partis politiques naissants en Libye ont critiqué une décision qui selon eux permettrait aux personnalités tribales les plus riches et les plus puissantes de dominer la vie politique.
Le projet définitif abandonne également l'idée de réserver 10% des sièges aux femmes, ce qui devrait attiser la colère des organisations féministes qui espéraient de nouveaux droits après le renversement de Mouammar Kadhafi, mort le 20 octobre dernier.
La nouvelle Assemblée nationale libyenne, qui sera élue lors d'élections en juin, aura pour tâche d'élaborer une nouvelle constitution. Le Conseil national de transition (CNT), au pouvoir, avait diffusé le projet initial sur son site et demandé à la population de donner son avis. Le document final de 15 pages ne revient pas sur la clause interdisant à tout Libyen lié à l'ancien régime de se porter candidat.