Les militaires au pouvoir en Egypte ont annoncé mercredi le déploiement de renforts, en hommes et blindés, à travers le pays alors que les révolutionnaires ont lancé un appel à une grève nationale à l'occasion du premier anniversaire du renversement d'Hosni Moubarak, samedi.
Outre cette grève, les activistes réclamant une accélération du transfert du pouvoir aux civils ont aussi lancé un appel à la désobéissance civile le 11 février. Dans un communiqué, le Conseil suprême des forces armées (CSFA) a annoncé l'envoi de patrouilles à travers le pays pour «maintenir la sécurité (...) des bâtiments publics et privés».
Le général Sami Enan, chef d'état-major des forces armées égyptiennes, a exhorté ses compatriotes à «préserver la sécurité et la stabilité du pays par le travail et la production», a rapporté l'agence de presse Mena. L'université Al Azhar, siège prestigieux de l'enseignement de l'islam sunnite, a critiqué les appels à la désobéissance civile, selon le site public d'information Al Ahram. Le pape Chenouda, primat de l'Eglise orthodoxe copte d'Egypte, a pour sa part jugé la désobéissance civile contraire à la religion, selon Mena.