Un Tibétain s'est immolé par le feu ce mercredi soir dans la province du Sichuan pour protester contre la tutelle chinoise sur cette partie du sud-ouest de la Chine, a rapporté le Centre tibétain pour les droits de l'homme et la démocratie, un groupe d'exilés. Il semble que cet homme était un moine et qu'il a crié des slogans hostiles au régime chinois en s'immolant, écrivent les moines bouddhistes Kanyag Tsering et Losang Yeshe dans un courriel, en citant une source anonyme.
Selon ces deux moines, membres du monastère de Kirti à Dharamsala, siège du gouvernement tibétain en exil en Inde, l'homme a été emmené par les forces de l'ordre vers un lieu inconnu et on ignore son état de santé. Les autorités du Sichuan n'ont pu être jointes dans l'immédiat. Si cette immolation est confirmée, il s'agirait du 19e acte de ce type en 11 mois. Treize d'entre eux ont abouti à la mort de leur auteur.
"Tout être humain ayant le choix préfère vivre plutôt que mourir mais des Tibétains du Tibet renoncent à leurs vies (...) pour le Tibet et le peuple tibétain car l'occupation du Tibet est inacceptable", a réagi Lobsang Sangay, Premier ministre du gouvernement en exil, à Dharamsala. "On nous signale que des centaines de convois transportant du personnel militaire chinois armé de mitrailleuses automatiques font route vers le Tibet", a-t-il ajouté, alors que le nouvel an tibétain doit avoir lieu le 22 février prochain.
"Nous craignons que de nombreux Tibétains vivent une expérience malheureuse." La Chine dirige ce qu'elle appelle la région autonome du Tibet depuis 1950. Le régime communiste dément réprimer la culture et les croyances tibétaines et affirme avoir mis fin au servage et permis le développement de la région.