Le Premier ministre grec Lucas Papademos devait reprendre mardi soir les négociations avec les créanciers privés du pays et le trio de dirigeants soutenant son gouvernement pour débloquer le plan de renflouement et désendettement du pays préparé fin octobre par la zone euro.
Nouvelle cure en ligne de mire
Ces réunions, prévues autour de 18h avec le patron du lobby bancaire mondial IIF, Charles Dallara, puis vers 19H00 GMT avec le socialiste Georges Papandréou, le conservateur Antonis Samaras et le leader d'extrême-droite Georges Karatzaféris, doivent conclure une journée de grève générale contre le nouveau train de mesures réclamé par l'UE et le FMI pour ne pas lâcher le pays. Plus de 20.000 personnes ont manifesté à Athènes et Salonique pour protester contre cette nouvelle cure, prévoyant notamment une réduction du salaire minimum, des coupes dans les retraites complémentaires et 15.000 suppressions d'emploi dans la fonction publique.
"La situation a atteint ses limites. Soit c'est eux qui sautent, soit c'est nous" disait dans le cortège, Yorgos, plombier à Athènes. Tandis que Costas, employé de banque, se lamentait de voir le pays "qui s'enfonce" alors qu'il est "gouverné par des voyous".
Avec Dallara, Papademos doit passer en revue les derniers points laissés en suspens pour cette opération, après la quasi-finalisation d'un accord fin janvier. Cet effacement de 100 milliards de créances détenus par banques et fonds, au prix pour eux de pertes réelles d'environ 70%, devrait ramener la dette grecque autour de 120% du PIB en 2020.