Nicolas Sarkozy s'entretiendra dans les jours qui viennent avec le président russe Dmitri Medvedev de la situation en Syrie, après avoir dénoncé lundi comme un "scandale" la brutale répression des manifestations hostiles au régime de Bachar al-Assad. Lors d'une conférence de presse commune avec la chancelière allemande Angela Merkel, le chef de l'Etat avait indiqué dans un premier temps que cet entretien téléphonique aurait lieu dans la journée de lundi.
En fin de journée, l'Elysée a évoqué un rendez-vous "dans les prochaines 48 heures", des discussions ayant lieu avec la Russie pour convenir d'un horaire. Angela Merkel a apporté son soutien au projet français de création d'un groupe de contact des amis de la Syrie pour mobiliser la communauté internationale. "Nous sommes pas simplement déçus mais atterrés de voir qu'il n'y a pas eu adoption d'une résolution au Conseil de sécurité", a-t-elle dit en évoquant les vetos russe et chinois à un texte initié par la Ligue arabe qui réclamait une transition politique en Syrie.
"La Russie doit vraiment se demander si elle mesure bien les conséquences de ses décisions et de vouloir mener une politique qui soit en contradiction avec celle de la Ligue arabe", a-t-elle ajouté. Nicolas Sarkozy a indiqué qu'il entendait parler à Dmitri Medvedev en son nom et en celui de la chancelière, le Premier ministre François Fillon étant chargé de son côté de contacter son homologue russe Vladimir Poutine. Le président français a indiqué que la France et l'Allemagne étaient unis que la question syrienne et n'entendaient pas laisser tomber le peuple syrien.
"C'est un scandale, ce qui se passe et nous sommes décidés à ne pas accepter l'indécision ou le blocage de la communauté internationale", a-t-il déclaré. Le projet de groupe des amis de la Syrie a pour objectif de montrer au peuple syrien "qu'il n'est pas seul", a-t-il expliqué.