Air France a été contraint d'annuler ce lundi près de 20% de ses vols à la dernière minute en raison d'une grève contre le projet d'instaurer un service garanti dans les transports aériens. Le principal syndicat de pilotes a affirmé que le mouvement social était "bien suivi", avec plus de 50% des pilotes en grève.
Le trafic semblait relativement peu perturbé dans les aéroports, Air France ayant annulé un peu plus d'une centaine de vols "à froid" pour toute la journée de ce lundi. Mais la compagnie aérienne a tout de même dû annuler près de 20% de vols supplémentaires, principalement des moyen-courriers, et quatre long-courriers. "D'autres annulations restent possibles pour le reste de la journée", a indiqué à Reuters un responsable de la communication, ajoutant que la direction d'Air France communiquerait d'ici la fin de la journée les prévisions de trafic pour mardi.
La grève, organisée par les syndicats français de pilotes de ligne et de la majorité des organisations de stewards, hôtesses et personnels au sol, doit durer jusqu'à jeudi inclus. Le Syndicat national des pilotes de ligne (SNPL), premier syndicat de pilotes, a assuré à Reuters que plus de 50% des pilotes étaient en grève ce lundi matin. "Cette grève est bien suivie et elle va l'être de mieux en mieux", estime Louis Jobard, porte-parole du syndicat.
La compagnie aérienne a pu assurer un tiers des vols prévus ce lundi matin, soit 449 sur les 1.332 maintenus. Dix vols ont par exemple été annulés à l'aéroport de Lyon-Saint-Exupéry, notamment en direction de Limoges, Lille, Hambourg, Lorient, Bologne et Nantes. Selon Aéroports de Paris, la situation est "plutôt tranquille" à Roissy et Orly. La direction d'Air France a également estimé que les opérations effectuées dans les aéroports parisiens se déroulaient "normalement" pour les passagers. À l'aéroport de Lyon-Saint-Exupéry, les vols assurés enregistraient un retard moyen de 20 minutes.
Des centaines d'employés manifestaient devant le terminal 2F de l'aéroport de Roissy ce lundi en fin de matinée, et l'accès au terminal était entièrement bloqué par des CRS, a pu constater un journaliste de Reuters. Olivier Besancenot, ancien chef de file du Nouveau parti anticapitaliste, était présent sur place.