Le président américain Barack Obama a demandé mercredi au Congrès de venir en aide aux titulaires d'emprunts immobiliers en taxant les banques, et s'en est pris aux partisans du "laissez-faire" dans ce secteur d'où était parti la crise économique.
La légèreté des établissements prêteurs "a provoqué la pire crise économique de notre époque. Et c'est ce qui inhibe le plus la reprise après cette terrible récession", a expliqué M. Obama à Falls Church, dans la banlieue de Washington.
M. Obama a repris une proposition énoncée lors de son discours sur l'état de l'Union le 24 janvier, visant à aider des titulaires d'emprunts hypothécaires, étranglés par la chute des prix, à en renégocier les termes.
"J'envoie au Congrès un plan qui permettra à tous les propriétaires ayant fait preuve de responsabilité de pouvoir économiser quelque 3.000 dollars par an sur leur prêt", a ajouté M. Obama, qui a concédé que les précédentes tentatives du gouvernement d'atténuer la crise de l'immobilier n'avaient "pas fonctionné comme nous l'avions espéré".
Afin de financer ce nouveau plan, dont le coût pourrait atteindre 10 milliards de dollars, M. Obama a proposé d'imposer une "petite taxe aux plus grosses banques".