Jean-Luc Mélenchon fait le voeu d'un «grand chamboule-tout» en 2012

Mis à jour le 04.01.12 à 20h32

Jean-Luc Mélenchon, candidat du Front de gauche à la présidentielle, a appelé, ce mercredi lors de ses voeux, à un "grand chamboule-tout" en 2012, s'en prenant à la fois à Nicolas Sarkozy et à François Hollande.

"Je me présente devant vous non pas comme un homme seul catapulté dans l'ambition d'un premier rôle, mais comme le porte-drapeau d'une équipe" et d'un "message" : "oui à l'Europe sociale, non à l'Europe libérale", a-t-il lancé, à son local de campagne des Lilas (Seine-Saint-Denis), dans une ancienne usine à chaussures.

«Nous sommes la gauche»

Devant une centaine de militants, sur un fond rouge et blanc "prenez le pouvoir", le candidat a salué dans son mouvement une "gauche qui ne vous a jamais ni menti ni trahi".

"Nous sommes la gauche, celle qui porte les messages qui vous ont rassemblés pendant tant et tant de générations militantes", a-t-il affirmé, parlant notamment de la "retraite à 60 ans sans conditions ni entourloupes", comme une pique contre François Hollande, sans jamais le citer.

Attaquant surtout Nicolas Sarkozy, Jean-Luc Mélenchon a ironisé sur les voeux que chacun forme à ce moment de l'année: "Bonne santé? Mais comment est-ce possible" vu les attaques à la protection sociale? "Belle année de prospérité! Mais comment? Puisque nous travaillons toujours davantage, plus dur pour satisfaire nos besoins élémentaires!"

Sarkozy, l'«homme d'un système à l'agonie»

Finalement, "on ne peut prononcer des voeux, fussent les plus simples, qui ne soient en même temps anticapitalistes!", a lancé l'eurodéputé, devant Pierre Laurent (PCF), Christian Picquet (Gauche unitaire) et Clémentine Autain (La Fédération). "Au fond tous les voeux se ramènent à un seul" : "voir la France tourner la page du système Sarkozy", a dit Jean-Luc Mélenchon pour qui "rien n'est possible sans qu'on procède d'abord à grand chamboule-tout".

Qualifiant le chef de l'Etat d'"homme d'un système à l'agonie" à qui "nous devons l'essentiel de nos difficultés depuis 1993 et son entrée au gouvernement Balladur", il s'est emporté : M. Sarkozy, "père de l'Europe 'austéritaire'", est "responsable de la moitié de la dette publique du pays".

"Nous n'avons que faire d'une élection qui confierait par le dégoût d'un homme le pouvoir à un autre!", a-t-il dit, rêvant d'un FG "première force politique de gauche" lors du premier tour de la présidentielle en avril.

© 2012 AFP
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