Le Premier ministre syrien, Adel Safar, a appelé la population syrienne à participer lundi aux élections municipales afin que le pays résiste aux «conspirations» ourdies contre lui. L'opposition au président Bachar al Assad a jugé ce scrutin inutile dans le contexte de violences actuelles.
«Nous disons au peuple syrien que c'est l'occasion de désigner les bons représentants qui rempliront tous leurs devoirs envers lui», a dit le chef du gouvernement nommé en avril dernier, un mois après le début du soulèvement.
Alors que les bureaux de vote ouvraient, les forces de sécurité affrontaient dans la province d'Idlib, dans le nord du pays, des déserteurs de l'armée qui ont rallié l'opposition, selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme. Trois civils auraient été tués. Dans la même province, des électeurs ont été contraints d'aller voter sous la menace, ont dit des opposants.
Pour le deuxième jour consécutif, l'opposition organisait à travers le pays une «grève générale pour la dignité» qui aurait été largement suivie dans les bastions anti-Assad. Dans la ville de Dael, dans le Sud, les forces de sécurité seraient intervenues pour briser le mouvement de grève.
Dans la province de Homs, quatre personnes ont été tuées lundi par les forces gouvernementales. L'agence de presse officielle Sana a rapporté que l'armée avait tué un rebelle et en avait blessé plusieurs autres. L'opposition veut que la grève générale se poursuive à travers le pays et que le mouvement de désobéissance civile force le gouvernement à fléchir.