La police égyptienne a évacué ce samedi matin la place Tahrir, dans le centre du Caire, où une petite partie des 50.000 manifestants réunis la veille avait décidé de passer la nuit.
Une centaine de personnes se trouvaient encore sur les lieux, symbole de la révolution de l'hiver dernier, lorsque des unités anti-émeute de la police sont intervenues, déblayant les tentes et confisquant les banderoles. Quelques incidents mineurs se sont produits.
Le rassemblement de vendredi, à l'appel des islamistes et des libéraux, visait à faire pression sur le Conseil suprême des forces armées (CSFA), à la tête du pays depuis la chute d'Hosni Moubarak, pour un transfert rapide du pouvoir. La quarantaine d'associations à l'origine de la manifestation dénoncent aussi une proposition constitutionnelle accordant à l'armée l'autorité exclusive sur son fonctionnement interne et son budget, qui seraient tenus à l'écart de tout contrôle parlementaire.