Un tiers seulement des avoirs libyens devant être dégelés l'ont été effectivement, malgré la promesses des grandes puissances de débloquer des milliards de dollars pour la reconstruction de la Libye après plusieurs mois de conflit, a déclaré lundi un fonctionnaire du ministère des Finances à Tripoli.
Plus d'un mois s'est écoulé depuis que les dirigeants de la communauté internationale se sont entendus pour débloquer 15 milliards de dollars, cela pour aider le nouveau pouvoir libyen à rétablir les services essentiels.
Emradja Gaïs, ancien professeur d'université de Benghazi et aujourd'hui haut fonctionnaire au ministère des Finances, a déclaré à Reuters, dans une interview, que le déblocage des avoirs appartenant à la banque centrale de Libye devait être une priorité.
«J'espère que l'argent va être transféré à la Banque centrale, qui a la faculté de le dépenser comme il convient et rapidement», a déclaré Gaïs.
Les fonds mis à disposition de la Libye et provenant d'avoir gelés ont servi à payer les salaires jusqu'à septembre, a-t-il dit. Les seules régions qui attendent toujours des versements sont Syrte et Bani Walid, où des combats se poursuivent pour déloger les partisans de Mouammar Kadhafi.
Le Conseil national de transition (CNT) au pouvoir en Libye a pressé à plusieurs reprises ces dernières semaines la communauté internationale de débloquer les 170 milliards de dollars détenus par les différents gouvernements de la planète en application des sanctions imposées en février et mars par les Nations unies contre la Libye de Kadhafi.