La Maison Blanche a lancé lundi un appel à la mesure en Egypte au lendemain de la répression par l'armée d'une manifestation de Coptes qui a fait au moins 25 morts, tout en insistant sur la nécessité de poursuivre la transition démocratique dans ce pays.
«Alors que le peuple égyptien est en train de façonner son avenir, les Etats-Unis continuent de croire que les droits des minorités, y compris des Coptes, doivent être respectés et que tout le monde a le droit de manifester pacifiquement et de pratiquer librement sa religion», a déclaré l'exécutif américain dans un communiqué.
Plus tôt ce lundi, les ministres européens des Affaires étrangères avaient déjà exprimé leurs inquiétudes. Le secrétaire au Foreign Office, William Hague, s'est déclaré «très inquiet» et son homologue allemand, Guido Westerwelle, a jugé «inacceptables» les violences commises contre les membres de cette minorité religieuse égyptienne. «Je pense qu'il est très important que les autorités égyptiennes et toutes les parties concernées réaffirment la liberté de culte en Egypte et que chacun renonce à la violence», a déclaré William Hague avant une réunion des ministres des Affaires étrangères à Luxembourg.
Les élections législatives, les premières depuis le départ de Moubarak, doivent se tenir le 28 novembre, avec un début d'enregistrement des candidatures à partir de mercredi.