Les parents d'élèves et des syndicats d'enseignants se mobilisent en France contre la disparition prévue, selon eux, de 1.500 à 3.000 classes de primaire et de maternelle à la rentrée 2011. Cette situation découle de la suppression de 9.000 postes d'enseignants et de remplaçants dans le cadre de la politique du non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite.
Des parents d'élèves ont organisé depuis plusieurs semaines des rassemblements et des occupations d'école en province et même en Ile-de-de-France pour s'opposer aux projets de fermeture. Beaucoup ont reçu le soutien d'élus locaux, y compris de membres de l'UMP. D'autres actions sont programmées cette semaine, en particulier dans le Jura où dix villages risquent de se retrouver sans école à la rentrée.
La FCPE, qui a lancé une pétition nationale, prévoit une manifestation le 18 mai, selon le Journal du dimanche (JDD). Dénonçant une «certaine désinformation», le ministre de l'Education nationale, Luc Chatel, a répondu dimanche qu'il ne s'agissait pas d'un problème de moyens mais d'une adaptation, académie par académie, en fonction des besoins.
«Le budget est le plus important jamais consacré à l'Education nationale, 60,5 milliards d'euros» , a-t-il dit au grand rendez-vous Europe 1/Le Parisien. «Alors que le budget de l'Etat est à évolution zéro, ce budget de l'Education augmente de 1,6% (...) Donc, les moyens, ils sont là», a-t-il ajouté.Sans contester la légère augmentation (4.900) du nombre d'élèves, Luc Chatel a répété que le budget de l'Education ne pouvait continuer à augmenter à l'infini et que sa politique visait à rendre le système plus efficient.