Sarah Palin a accusé ce mercredi ses détracteurs de «diffamation entachée de sang» pour avoir insinué que ses discours ont contribué à pousser à l'acte l'auteur de la fusillade de Tucson qui a fait six morts et 14 blessés, dont l'élue démocrate Gabrielle Giffords.
«Les actes criminels monstrueux se suffisent à eux-mêmes», écrit sur sa page Facebook l'ancienne candidate républicaine à la vice-présidence des Etats-Unis, ex-gouverneur de l'Alaska et égérie du mouvement conservateur Tea Party. «En particulier dans les heures qui suivent une tragédie, journalistes et analystes ne devraient pas forger une diffamation entachée de sang, qui ne sert qu'à inciter à la haine et à la violence qu'ils sont censés condamner», poursuit-elle.
Certains observateurs et blogueurs se sont interrogés sur le rôle joué dans la montée de la violence aux Etats-Unis par des propos tenus lors de la campagne électorale de l'an dernier par des républicains conservateurs, et notamment par Palin et des candidats du Tea Party. Sarah Palin avait exhorté les conservateurs à «recharger» (leur arme) au lieu de battre en retraite, à l'issue d'un vif débat sur la réforme du système de santé voulue par Barack Obama. Elle a publié une carte électorale identifiant par une cible de tir les circonscriptions électorales, notamment celle de Giffords, où les démocrates étaient en position difficile.