Une fois le conseil des ministres terminé à Paris, le Chef de l’Etat a filé sur la route du Tour. Nicolas Sarkozy
a pris place dans la voiture de Christian Prud’homme, juste avant le col de Romme, l’avant dernière difficulté de
l’étape remportée par Frank Schleck. En «grand amateur et pratiquant de vélo» - «un sport dur, surtout pour les vieux» - il a apprécié le final de l’étape et donné son avis sur
l’un des grands revenants de l’épreuve, Lance Armstrong.
«On lui reproche beaucoup de choses. Mais il est là pour faire une place et prendre du plaisir. Gagner sept Tour de France après un cancer, puis revenir, c’est une leçon de vie, note le président. Je n’ai pas besoin de choisir qui est sympathique ou pas. Si Armstrong termine 3e ou 4e, c’est exceptionnel. Ça ferait taire toute forme de polémique.»
Un événement important en temps de crise
Plus largement, le chef de l’Etat s’est réjouit des avancées de la lutte antidopage. «Il y a des tricheurs, c’est vrai mais il faut reconnaitre que la lutte a fait un effort monumental avec le passeport, l’avance les contrôles.» Selon le président, boycotter le Tour n’aurait «servi à rien», car le Tour reste avant tout «un événement populaire et une fête».
«En période de crise, quand il y a beaucoup de souffrance, les spectacles populaires comptent aussi pour la cohésion nationale. Je suis heureux de voir les gens au bord des routes. Pour l’instant, on n’a pas eu de mauvaises nouvelles», s’est réjouit Sarkozy, oubliant juste qu’une spectatrice a perdu la vie samedi dernier, fauchée par une moto.
R.S.