Centrafrique: Les rebelles divisés sur la stratégie à adopter

Mis à jour le 31.12.12 à 21h01

Les rebelles centrafricains de la Séléka sont divisés sur la stratégie à adopter: entrer en négociations avec le président François Bozizé ou poursuivre le combat pour le renverser, a déclaré ce lundi un porte-parole d'une des factions insurgées.

Les insurgés du Séléka, qui veut dire «coalition» en langue vernaculaire Sango, sont désormais à 75 km de la capitale centrafricaine Bangui. François Bozizé s'est dit prêt dimanche à former un gouvernement de coalition avec les rebelles et a accepté le principe de pourparlers de paix au Gabon sans conditions préalables.

«Actuellement, il y a des divisions au sein du Séléka sur ce point»

«Actuellement, il y a des divisions au sein du Séléka sur ce point», a déclaré Nelson Ndjadder, un responsable basé en France du CPSK, un des trois principaux mouvements qui constituent le Séléka. «Certains veulent continuer le combat, mais le CPSK est prêt à déposer ses armes et à discuter», a-t-il ajouté.

Un autre porte-parole du Séléka, Eric Massi, a déclaré dans la journée avoir rejeté la proposition de François Bozizé. Mais, a précisé Nelson Ndjadder, «il (Massi) ne parle pas en notre nom à tous.» Le Séléka regroupe trois anciens groupes de rebelles: le CPJP, l'UFDR et le CPSK, qui accusent François Bozizé d'être revenu sur un des accords de paix de 2007 qui prévoyaient une indemnisation pour les anciens combattants qui décidaient de déposer leurs armes.

Avec Reuters
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