L'Académie nationale de médecine a rendu mercredi un avis favorable, a priori, à la procréation médicalement assistée en prison, si celle-ci est indiquée par une infertilité médicalement prouvée. Elle a en revanche exclu qu'une telle demande soit acceptée du seul fait que la détention fait obstacle à la procréation naturelle. Pour parer à cette « infertilité sociale », l'Académie dit encourager le développement des unités de vie familiale et des parloirs familiaux en prison. Les demandes de procréation médicalement assistée (PMA) concernant des détenus sont rares, selon l'Académie. Ces demandes sont « presque toujours » motivées par une indication médicale, précise-t-elle.