La ministre de l'Ecologie et de l'Energie Delphine Batho s'est dite ce mercredi opposée à une libéralisation de l'hydroélectricité, disant rechercher des «scénarios alternatifs» à la mise en concurrence des concessions des barrages français d'EDF et GDF Suez.
«Moi je ne souhaite pas une libéralisation» dans le domaine de l'hydroélectricité en France, et «j'ai demandé l'étude de scénarios alternatifs» à la mise en concurrence des concessions de barrages qui arriveront à échéance dans les prochaines années, a indiqué la ministre au cours d'une audition à l'Assemblée nationale.
D'ici la fin 2015, 49 barrages français, actuellement gérés par EDF et GDF Suez, sont censés faire l'objet d'un renouvellement de leurs concessions avec une mise en concurrence des exploitants existants. D'une capacité totale de 5.300 mégawatts (soit l'équivalent de quatre ou cinq gros réacteurs nucléaires), ils représentent 20% du parc hydraulique français.
Cette mise en concurrence avait été annoncée au printemps 2010 par l'ancienne majorité UMP pour respecter la réglementation européenne. Mais le calendrier des premiers appels d'offres, initialement attendus dès la fin 2010, avait été repoussé à plusieurs reprises. De nombreux concurrents français et européens des deux opérateurs historiques se sont déjà mis sur les rangs pour tenter de décrocher une part de ce gâteau.