Le gouvernement conservateur a reporté ce mardi à l'été prochain une campagne d'abattage de blaireaux, qui divise l'opinion publique britannique. Massacre absurde pour les uns, mal nécessaire pour les autres: le projet visant à éliminer des milliers de blaireaux afin d'interrompre la propagation de la tuberculose parmi le bétail est devenu un enjeu politique, l'opposition travailliste accusant le gouvernement d'incompétence dans cette affaire.
Le ministre de l'Environnement, Owen Paterson, a expliqué devant le parlement que des études avaient conclu à une quantité plus importante que prévue de blaireaux dans les zones concernées, le Gloucestershire et le Somerset. «Les agriculteurs effectuant cette opération (d'abattage) en ont conclu qu'ils ne pourront avec certitude éliminer au moins 70% de cette population», a-t-il dit. Owen Paterson a souligné que le gouvernement souhaitait toujours procéder à la vaccination du cheptel contre la tuberculose, mais que le vaccin n'était pas encore au point. La campagne d'abattage aura donc lieu l'été prochain, a-t-il ajouté.
Des célébrités, au premier rang desquelles Brian May, le guitariste du groupe Queen, se sont lancées dans la bataille pour la défense d'un animal très aimé en Grande-Bretagne. Brian May a recueilli quelque 150.000 signatures pour une pétition s'opposant au massacre des blaireaux.